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Traitement hormonal substitutif
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Nouvelles données de
l'étude Million Women Study (MWS)

L'Agence française de Sécurité Sanitaire des produits de
Santé (Afssaps) a pis connaissance de nouvelles
données de l'étude anglaise MWS publiées dans le magazine
Lancet, samedi 30 avril 2005, portant essentiellement sur
l'augmentation du risque de cancer de l'utérus chez les
femmes recevant certains types de traitements hormonaux
substitutifs (THS). Ces nouvelles informations ne changent
pas les conclusions concernant les traitements hormonaux
substitutifs lorsqu'ils sont utilisés conformément aux
recommandations déjà émises par les autorités de santé.
L'étude anglaise MWS a été menée de
1996 à 2001 auprès d'un million de femmes ménopausées, dont
l'âge se situe entre 50 et 64 ans.
Les nouvelles données disponibles
confirment une augmentation du risque déjà identifié chez
les femmes recevant un traitement hormonal substitutif par
œstrogène seul par rapport aux femmes non traitées.
L'augmentation de risque est également
observée chez les femmes recevant un autre traitement
hormonal substitutif, la tibolone.
En revanche, aucune augmentation du
risque du cancer utérin n'est observée chez les femmes un
traitement combinant un œstrogène avec un progestatif
pendant une partie du cycle. Le risque de cancer de l'utérus
diminue lors de l'utilisation des traitements associant un
œstrogène à un progestatif tout au long du cycle.
Le risque de cancer du sein et le
risque du cancer utérin diffèrent selon le type de THS
utilisé. Ces données doivent être prises en considération
pour chaque femme lors de l'instauration d'un THS. Ainsi, l'Afssaps
souhaite rappeler que le THS est indiqué :
-
Chez les femmes souffrant de troubles du climatère
notamment bouffées de chaleur… avec un retentissement
important sur la qualité de vie. Un THS peut être instauré
si la femme le souhaite, à la dose minimale efficace, pour
une durée la plus courte possible, avec une information
claire sur les risques. Une réévaluation régulière du
rapport bénéfice/risque doit être assurée ;
-
Chez les femmes ménopausées présentant un risque
élevé de fracture mais seulement en cas d'intolérance ou de
contre-indication aux autres traitements indiqués dans la
prévention de l'ostéoporose.
Aussi, pour chaque patiente, la
prescription et la poursuite d'un THS doivent être décidées
en fonction du bien-fondé de l'indication et des risques
encourus. Dans tous les cas, l'Affsaps rappelle que toutes
les femmes traitées par le THS doivent bénéficier d'une
réévaluation régulière de leur traitement, au moins une fois
par an.
Source :
Communiqué de presse de l'Afssaps du 2 mai 2005-05-30
Site internet :
http://affsaps.sante.fr Rubrique Sécurité Sanitaire et
Vigilances / Communiqués de presse
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