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La
maladie
d'ALZHEIMER | |
[ Histoire de la maladie ] [ Description ] [ Évolution ] [ Traitements ]
[
Informations pratiques
]
Histoire
de la maladie Auguste D
: Le cas numéro 1 de la maladie d'Alzheimer Tout commence
en 1907 avec la publication du compte rendu de la 37ème
conférence des psychiatres allemands tenue un an plutôt à
Tubingen. A cette occasion, ALOIS ALZHEIMER décrivit pour la
première fois un type de démence qui devait porter son nom
sous le titre "A propos d'une curieuse maladie du cortex
cérébral". Ses observations débutent à l'asile
d'aliénés et d'épileptiques de Francfort-sur-le-main où
Auguste D est admise le 25 novembre 1901, 51 ans, femme d'un
employé des chemins de fer allemands qui souffrait de
comportements imprévisibles, d'une perte de sens de
l'orientation accompagné de paranoïa, d'hallucinations
auditives et d'un délabrement psychosocial avancé. Il est
intrigué, cette jeune femme est relativement jeune et ses
troubles mentaux sont apparus subitement et se sont très
rapidement aggravés. Alzheimer
décide de l'examiner, le médecin rapporte les premières
questions posées à la malade : "Elle s'assoit sur son
lit, l'air hébété. Quel est votre nom ? Auguste. Quel est
le nom de votre mari ? Auguste, je crois." La patiente
mourut le 8 avril 1906 et c'est à Munich, où il avait
déménagé, que le Docteur Alzheimer
demanda qu'on lui envoie le cerveau d'Auguste D. L'examen histopathologique révéla que de nombreuses cellules
cérébrales étaient remplies de brins filamenteux entourés
de dépôts denses fibrillaires constituant les plaques
séniles témoins de la dégénérescence neurofibrillaire.
Depuis cette description et malgré les progrès réalisés au
cours des dernières années, la pathologie de cette démence
demeure encore mystérieuse.
Description Aujourd'hui ce
sont encore ces mêmes étrangetés qui "signent"
sans ambiguïté, la maladie d'Alzheimer.
Les lésions observées pour la première fois en 1906 sont
désormais mieux connues : on sait que les plaques séniles
sont formées par une accumulation pathologique d'une protéine
dite"bêta-amyloïde". Cette protéine naturellement
présente dans différentes types de cellules, et notamment
les neurones est normalement dégradée au fil du temps par
les enzymes spécifiques, jusqu'à être éliminée. Mais dans
la maladie d'Alzheimer
des "morceaux" de cette protéine - on dit des
peptides -, au lieu d'être éliminés, s'agrégent, forment
des plaques et se fixent sur un récepteur particulier
bloquant la transmission des signaux impliqués dans
l'apprentissage et la mémoire.
Autres
stigmates caractéristiques : les amas neurofibrillaires. Il s'agit des
filaments anormaux d'une protéine qui s'accumulent à
l'intérieur des neurones : La protéine tau. Ces amas
empêchent les neurones de transmettre correctement les
signaux électriques et les éléments nutritifs indispensable
aux cellules. plus les filaments sont nombreux, plus les
neurones sont déformés par ces amas neurofibrillaires et
plus ils dégénèrent et plus la maladie est grave avec la
phase terminale et la mort des neurones.
Les premiers
neurones à mourir sont ceux de l'hippocampe, une petite zone
du cortex située à la face interne de chaque lobe temporal.
Elle joue un rôle majeur dans la mémoire.
Cependant il
faut savoir qu'après 75 ans, la protéine Tau est toujours
présente en grande quantité dans le cerveau, cela fait
partie du vieillissement normal. Mais elle déborde de la
région de l'hippocampe, que chez les personnes souffrant de
la maladie Alzheimer.
Évolution Tout commence
par une phase asymptomatique qui peut durer plus de 20 ans.
Ensuite, les lésions débutent dans le lobe temporal, région
impliquée dans la mise en mémoire. Elles s'étendent ensuite
vers les lobes frontaux, temporaux, pariétaux et occipitaux
dédiés aux fonctions dites "supérieures" :
raisonnement, langage, réalisations des gestes,
identification visuelle.
Le début de la
maladie est insidieux et progressif avec l'apparition de
troubles de la mémoire pour des faits récents qui vont avoir
un retentissement sur la vie familiale avec la perte
d'initiative, des troubles du langage, des erreurs au niveau
de l'habillement, une perte de poids.
Après quelques
années, la maladie se complique de troubles cognitifs : la
mémoire ancienne commence à être atteinte : désorientation
"temporospaciale", trouble du comportement,
agitation, inversion jour et nuit, troubles psychiques
(délires, hallucinations, dépression, modification de
l'humeur sans raison apparente). Par la suite, apparaissent
une altération du langage (aphasie), des troubles des gestes
(apraxie), difficultés à utiliser des objets de maniement
plus ou moins complexes en fonction de l'évolution de la
maladie : appareils électroménagers, téléphone, ...
Ceci aura un
retentissement sur la vie active et donc de perte d'autonomie
conduisant à une dépendance vis à vis de l'entourage
familiale. Le patient perd tout contact avec le réel et finit
par ne plus reconnaître ses proches; avec une baisse de
toutes les capacités intellectuelles. Le patient devient
incontinent et le placement en institution s'impose.
C'est une
maladie épuisante pour l'entourage. C'est là tout
l'intérêt des associations pour aider les familles et les
informer sur la maladie, les droits sociaux, les possibilités
d'aide à domicile, les établissements d'accueil.
Traitements
: Les traitements
actuels sont dits symptomatiques. Ils améliorent les
fonctions cognitives et les activités quotidiennes, et donc
la qualité de vie. Les patients ne récupèrent pas une
autonomie totale mais cela permet de retarder
l'institutionnalisation. D'où l'intérêt de commencer à
traiter tôt. Ces traitements reposent sur l'inhibition d'une
enzyme qui dégrade un neuromédiateur (l'acétylcholine),
chargé d'assurer le bon fonctionnement des neurones et qui
intervient dans les processus de mémoire ainsi que de
cognition.
Informations
pratiques :
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Diffusion
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Des fiches d'information
Un livret sur le maladie d'Alzheimer
Un livret sur les aménagements au domicile
Un livret sur les activités avec les malades
Des cassettes audio et vidéo
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Biographie d'Alzheimer :
http://www.infoscience.fr/histoire/biograph/biograph.php3?Ref=105
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