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LA
MÉDECINE
LITTÉRAIRE et ANECDOTIQUE
Extrait
du livre LA
MÉDECINE LITTÉRAIRE et ANECDOTIQUE
Morceaux choisis en prose ou en vers.
- Curiosités pathologiques et scientifiques, anecdotes.
Maximes,
Épigramme, etc...
Docteurs G. WITKOWSKI ET X. GORECKI (1881)
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DE NOS JOURS A la suite d'une heureuse opération faite à un enfant atteint d'un croup, la mère vint remercier V... et lui offrit une
bourse brodée de sa main. - Acceptez, lui dit elle, ce petit travail comme gage de ma reconnaissance. - J'accepte, reprit V... un peu décontenancé, mais sans préjudice de mes honoraires qui s'élèvent à trois
mille francs. -
Pardon, fit la mère en reprenant la bourse des mains du chirurgien et en en retirant deux billets de mille, il y avait cinq mille francs. Voici maintenant votre compte. ¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ TROP
D'ESPRIT ÉCONOMIQUE Un
ami vient un jour emprunter un billet de cent francs à Velpeau.
Celui ci va droit à son secrétaire, y rend le billet demandé et
le montre à son ami : «Si je te prête le billet, lui dit-il, tu
ne me le rendras jamais et nous nous fâcherons pour toute la vie;
d'un autre côté, si je réponds à ta demande par un refus, je
me fâche de suite avec toi ..., mais je garde mon argent.» Et
ceci dit, il s'empressa de remettre le billet où il l'avait pris. ¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ ÉPITAPHE
DE VELPEAU Ci-gît,
opérateur heureux
Qui, sans jamais se battre, Coupa
bien des hommes en deux
Et des liards en quatre ¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ SANS
OPINION POLITIQUE On
cause politique. «-
Moi dit B..., je n'ai pas d'opinions; au moins, je ne les ai jamais
manifestées; je n'ai jamais crié : "Vive" personne !» «-
Tiens, parbleu, vous êtes médecin.»
Gaulois
¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤
À
L'HÔPITAL
Un
malade :
-
Ah mon Dieu ! mon Dieu !
la
bonne soeur (jolie et affable) : -
Que lui voulez vous au bon Dieu, mon ami ? dites le moi, vous
savez que je suis sa fille ... Le
malade, avec conviction : -
Oh ! je voudrais bien être son gendre. Le
Carillon ¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ IMPROVISATION Alexandre
Dumas fils dînait à Marseille chez le Docteur Gistal, une
des célébrités médicales du pays. -
Mon cher ami, lui dit l'amphitryon en passant au salon pour
prendre le café, on dit que vous improvisez comme un ange;
honorez donc, s'il vous plait, mon album d'un quatrain de votre
façon. -
Volontiers, réponds le poète. Et,
sortant un crayon, il écrit sous les yeux de son hôte, qui le
suit du regard :
|
Depuis
que le Docteur Gistal
Soigne
des familles entières,
On
a démoli l'hôpital.... |
-
Flatteur ! fit le docteur en l'interrompant. Mais
Dumas fils ajouta :
| Et
l'on a fait deux cimetières. |
¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤
AMÉNITÉS
CONFRATERNELLES
Lisfranc,
chirurgien de la Charité, appelait Dupruytren, son
collègue à l'Hôtel-Dieu, le "grand boucher du bord de
l'eau", et celui-ci qualifiait son confrère
d'"assassins de la Charité".
¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤ø,¸¸,ø¤º°'°º¤
Lors
de son concours d'agrégation, Malgaigne commença son
argumentation sur la thèse de son collègue R..., par cette
phrase : «Monsieur, j'ai lu attentivement votre thèse, et je
suis bien aise de vous dire que j'y ai trouvé beaucoup de bon et
de nouveau... mais je regrette d'avoir à ajouter, que le bon
n'est pas nouveau et que le nouveau n'est pas bon.»
Mon corps n'en fait qu'à sa tête ...
ACHARD , Marcel (1899-1974) L'avantage des médecins , c'est que lorsqu'ils commettent une erreur , ils l'enterrent tout de suite ...
ALLAIS , Alphonse (1855-1905) |
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